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Vous étiez plus de 800 présent.e.s, en direct

Un grand merci pour votre présence, vos bons mots et la qualité de vos questions.

Nous avions sous-estimé l’enthousiasme et la richesse des échanges, si bien que nous avons manqué de temps pour répondre à toutes vos interrogations en direct.

Nous avons donc rassemblé ici les réponses aux questions qui n’ont pas pu être adressées sur le moment, afin que chacun reparte avec les informations recherchées.

Au sujet des anti-nutriments

  • Que fait-on avec les aliments qui contiennent beaucoup ou moyennement d'anti-nutriments? Est-il mieux d'en manger ou pas?
    Que pensez-vous de la mode qu'il ne faut plus manger d'oxalate (réduire amande, légumes verts, etc.)

Les anti-nutriments (comme les lectines, les phytates ou les oxalates) sont des composés naturellement présents dans plusieurs aliments, en particulier les légumineuses, les céréales complètes, certains légumes et noix. Leur rôle, dans la nature, est de protéger la plante, mais pour nous, ils peuvent parfois limiter l’absorption de certains minéraux (fer, zinc, calcium, magnésium).
Faut-il les éviter? La grande question. Nous aimons être dans la nuance et nous tentons de nous éloigner du « tout le monde devrait éviter » et « aucune femme ne devrait faire ceci »… Alors la réponse en nuance est: pas nécessairement. En fait, la majorité des aliments contenant des anti-nutriments apporte aussi une foule de nutriments essentiels, de fibres et de bénéfices pour la santé. Cela dépend aussi de votre tolérance. Tout est une question de préparation, de variété et de quantité.

  •  Fermentation et germination
     Alimentation variée
  •  Faire tremper

Si vous avez une bonne santé métabolique et intestinale, que vous n’êtes pas intolérant.e.s ou ne souffrez pas de différents inconforts, il n’y a pas lieu d’éliminer complètement ces aliments.
Si vous souffrez de troubles digestifs, d’inflammation ou de carences connues, vous pouvez faire des essais d’élimination, une catégorie à la fois, durant plusieurs semaines et tenter de réintégrer progressivement.
Donc ce n’est pas noir ou blanc : on ne recommande pas de tout couper, mais plutôt d’apprendre à apprivoiser ces aliments pour profiter de leurs bienfaits sans nuire à l’absorption des nutriments.

Au sujet du gras et du cholestérol 

J’aimerais savoir si l’huile de coco est vraiment bonne pour la santé et si cette huile a un impact sur le cholestérol? 

J'ai décidé de manger moins gras à cause de mon cholestérol. Est-ce que cela peut me causer un problème dans le régime cétogène?

Pendant des décennies, on a associé les gras saturés (beurre, œufs, viande, huile de coco, fromage…) à une hausse du cholestérol et à un risque cardiovasculaire accru. Cette hypothèse provenait surtout des années 1960-70, basée sur des études observationnelles incomplètes et le fameux “Diet-Heart Hypothesis”.
Toutefois, depuis une vingtaine d’années, de grandes méta-analyses et revues systématiques montrent que cette relation est beaucoup plus complexe et souvent inexistante.
Annals of Internal Medicine 2014 : pas d’évidence claire que les gras saturés augmentent le risque de maladies cardiovasculaires.
Méta-analyse BMJ 2015 : aucune association significative entre la consommation de gras saturés et la mortalité totale, les maladies coronariennes, les AVC ischémiques ou le diabète de type 2.
American Journal of Clinical Nutrition 2010 : même conclusion, l’évidence ne supporte pas la réduction systématique des gras saturés pour prévenir les maladies cardiaques.
Plus spécifiquement, l’huile de coco est un aliment qui suscite beaucoup d’intérêt, pour sa composition plus élevée en acides gras saturés à chaîne moyenne (MCT). Ces derniers sont métabolisés différemment et sont utilisés plus rapidement comme source d’énergie et sont moins stockés sous forme de graisses. Certaines études montrent même qu’elle peut augmenter à la fois le « bon » cholestérol (HDL).
Ce qui fait réellement augmenter le « cholestérol », ce n’est pas la consommation de gras naturels, mais bien l’excès de sucre et de glucides. Pourquoi? Parce que lors de la digestion, les glucides sont transformés en glucose sanguin. Quand il y en a trop et que le corps n’en a pas besoin immédiatement pour produire de l’énergie, cet excédent est converti en triglycérides, c’est-à-dire en gras. Ces triglycérides doivent ensuite être transportés dans le sang, ce qui entraîne une hausse des lipides sanguins. C’est par ce mécanisme que la consommation régulière et excessive de glucides contribue à faire monter le cholestérol.


Au sujet des cétones exogènes, les «ketones»

Que pensez-vous des cétones = Pruvit ?

Est-ce un bon moyen d’utiliser les cétones exogènes?

Il faut d’abord se poser la question : pourquoi voulez-vous en prendre? Pour « être en cétose », pour perdre du poids, pour couper l’appétit… Pour toutes ces raisons, c’est inutile.
Les sels de BHB (bêta-hydroxybutyrate) font effectivement monter le taux de cétones dans le sang, mais il ne faut pas confondre les cétones exogènes et la cétose endogène (un état métabolique distinct). Quand le corps produit ses propres cétones, c’est le signe qu’il brûle du gras, ses propres réserves de graisses et/ou les gras consommés. Or, avec les sels de BHB, on apporte directement des cétones déjà fabriquées : le corps n’a donc plus besoin de puiser dans ses graisses, ce qui freine la lipolyse. Le corps fabrique son énergie à la demande, selon son besoin.

En prenant des cétones exogènes, on met déjà dans la circulation de l’énergie, nul besoin pour le corps d’en fabriquer. Leur présence envoie un signal de « suffisance énergétique » au foie et aux tissus, ce qui réduit la production endogène de cétones et ralentit d’autant plus le déstockage des graisses. Contrairement à une alimentation faible en glucides qui stabilise durablement la glycémie et l’insuline, les sels de BHB ne reproduisent pas ces effets métaboliques bénéfiques. Ils peuvent même provoquer des déséquilibres électrolytiques et des inconforts digestifs lorsqu’ils sont consommés en grande quantité, et une partie est simplement éliminée dans les urines. Les sels de BHB donnent une illusion de cétose sans activer la combustion des graisses. Et cela sans parler du coût EXORBITANT de leur utilisation. Alors si les raisons énumérées plus haut sont celles pour lesquelles vous voulez en prendre, c’est plutôt inutile. Vous voulez des corps cétoniques dans la circulation? Il faut alors donner à votre corps l’occasion de les produire lui-même, grâce à une réduction des glucides, une alimentation adaptée et du mouvement.